Charles Maurras  Martigues
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Bibliographies de Frédéric Le Play et Antoine de Rivarol

La grande force de l'Action Française [1], c'est la très solide formation doctrinale donnée aux militants : cours, conférences, sessions de formation dominicales, camp d'été (184 jeunes militants ont été reçus cet été au "Camp Maxime Réal del Sarte"). Autant de séquences qui expliquent la longévité de l'école maurrassienne. Avec des hauts et des bas, bien évidemment, mais en 2016, cette école de pensée est toujours là, avec le même enthousiasme et la même volonté.

Modeste ce chiffre de 184 ? Certes non, même les imbéciles n'en ricaneront pas. Et pourtant, l'A.F. n'offre aucune opportunité de carrière, aucun poste de permanent vivant grassement sur les cotisations des militants. On ne vient pas à l'A.F. comme on vient dans un parti républicain : peu de chance de commencer une carrière comme attaché parlementaire avant d'être investi dans une élection locale pour entamer une carrière de politicien-parasite. On vient à l'A.F. pour donner, non pour recevoir. Que 184 jeunes sacrifient leurs vacances d'été pour se former, prêts à tout donner, c'est formidable [2].

Notre site s'inscrit bien dans cette dynamique : il a été créé pour donner, sans rien espérer en retour. Nous avons la fierté de travailler, dans la mesure de nos modestes moyens, pour tous, donnant à ces militants les références bibliographiques et les informations nécessaires pour leurs études doctrinales. Et au-delà, à tous les chercheurs, les universitaires et les curieux de l'œuvre maurrassienne.

Ce mois-ci, nous proposons des sélections bibliographiques de deux précurseurs Frédéric Le Play et Antoine de Rivarol. Rien de très nouveau dans ces bibliographies, puisqu'il s'agit toujours "d'extractions" de celles qui figuraient dans la section "Bibliographie critique sur Charles Maurras et l'A.F.", mais tout de même quelque peu actualisées (en attendant d'être mises à jour et complétées). Les nombreuses parutions d'ouvrages de cette fin d'été nous ont également amené à actualiser de nombreuses pages de notre site, en particulier les quatre pages de cette "Bibliographie critique" (dont la page 1 présentera une bibliographie de Paul Bourget grandement augmentée). Ces pages actualisées seront mises en ligne d'ici deux à trois jours.

Mais il nous reste beaucoup à faire, ayant constaté quelques 'liens morts' dans nos pages, suite à des changements d'adresses de sites vers lesquels nous renvoyons (compte-rendus d'ouvrages, textes numériques). De même, certains sites marchands ont été refondus, comme l'éditeur d'ouvrages numériques et de reprints "ForgottenBooks". Au-delà de ces indispensables corrections et mises à jour (à faire !), nos projets pour cette année sont toujours la bibliographie actualisée de Jacques Bainville, puis l'édition d'une bibliographie complète et actualisée de Pierre Boutang, enfin une réécriture des pages "Charles Maurras. Son œuvre rééditée".

Bonne lecture.


Brian McLeóghann.

Le 18 octobre 2016.


[1] Par "Action Française", nous entendons l'ensemble de la "Galaxie Maurras", non tel ou tel mouvement. Tous ont le même objet, tous rament dans la même direction. L'important est là. retour au texte ]

[2] Ils bénéficieront, par contre, de cette formidable et indissoluble amitié d'Action Française, amitié que l'on ne peut trouver nulle part ailleurs. retour au texte ]


La citation du mois : "Sans littérature nationale,  il ne peut y avoir de culture nationale ; sans culture nationale, il ne peut y avoir d’indépendance intellectuelle et spirituelle ; sans indépendance intellectuelle et spirituelle, il ne peut y avoir d’indépendance politique".  Phạm Quỳnh.


Tentative désespérée d'une oligarchie dépassée...

Non que le 'Brexit' nous intéresse, nous en en moquons... royalement, mais à cette occasion quelques plumes républicaines nous ont offert un florilège de citations méprisantes (pour ce peuple mal-pensant), voire totalement antidémocratiques. Nous ne pouvons pas résister à la tentation de les transcrire ici :

Alain Minc : "Ce référendum n'est pas la victoire des peuples sur les élites, mais des gens peu formés sur les gens éduqués".

Daniel Cohn-Bendit : "Il faut arrêter de penser que le peuple a toujours raison".

Jean-Claude Juncker (2011) : "Quand ça devient important, vous devez mentir".

Jean-Claude Juncker (2015) : "Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens".

Bernard-Henri Lévy : "C'est la victoire des casseurs et des gauchistes débiles, des fachos et hooligans avinés et embiérés, des rebelles analphabètes et des néonationalistes à sueurs froides et front de bœuf".

Jean Quatremer : "Le référendum, c'est l'exact contraire de la démocratie".

Citons aussi, plus longuement, Jacques Attali, néo-maurrassien honoris causa :

"Plus largement, un tel referendum implique qu'un peuple peut remettre en cause toute évolution considérée jusque-là comme irréversible, telle qu'une une réforme institutionnelle, une conquête sociale, une réforme des mœurs".

"Il est donc important, de réfléchir, à froid, avant qu'il ne soit trop tard, aux sujets qu'un seul vote majoritaire du peuple ne pourrait suffire à trancher".

"On devrait d'abord et ce serait passionnant, faire la liste de tels sujets, qui seraient sanctuarisés, en les inscrivant dans la constitution. En particulier, une génération devrait y réfléchir à deux fois avant de modifier une situation ayant un impact sur les générations suivantes. Il faudrait ensuite modifier la procédure de réforme constitutionnelle, pour s'assurer qu'un vote de circonstances ne puisse avoir des conséquences de long terme non désirées".

"Certains ne verront dans cette prise de position qu'une tentative désespérée d'une oligarchie dépassée pour maintenir un ordre démodé, en méprisant les désirs des peuples. Il s'agit au contraire de donner aux peuples le temps de réfléchir aux conséquences de ses actes et d'éviter qu'une génération, par caprice, ne détruise ce que les précédentes ont voulu laisser aux suivantes".

"Toute décision ayant un impact lourd sur le sort des générations suivantes ne devrait pas pouvoir être prise par une majorité de moins de 60% des votants, réaffirmée à trois reprises à au moins un an d'écart".

"Il y a des choses irréversibles en démocratie, cela s'appelle le progrès"  [Reste simplement à trouver une définition acceptée par tous du "progrès"... NDLR].

Bref, on aura compris qu'un bon démocrate est quelqu'un qui rejette le choix démocratique lorsque cela contrarie l'oligarchie financière mondialiste.

Savoureux, non ?

Charles Maurras écrivait que "la démocratie c'est le mal, la démocratie c'est la mort". George Orwell définissait la démocratie comme étant "le nom poli du capitalisme". Bernanos affirmait exactement la même chose. Disons plus simplement que la démocratie est un leurre, un simple mot cachant une entreprise de manipulation : "Le public étant roi de nom, quiconque dirige l'opinion du public est le roi de fait", écrivait Maurras. Mais quand cette opinion du public n'est plus 'conforme', les lobbies perdant en efficacité, les media perdant en crédibilité, les 'élites' ayant perdu toute respectabilité, quand le 'miroir aux électeurs' ne tournant plus, le vilain peuple sort de sa torpeur, alors il convient de mentir, de tricher, d'insulter, et en fin de compte de ne pas tenir compte de l'opinion. Au nom de la démocratie, bien évidemment !

Avinés, embiérés et analphabètes de tous pays, unissez-vous !



Les deux fils de 'NKM' et John Swinton,
ou la nécessaire lutte contre l'illéttrisme historico-politique.

Franz-Olivier Giesbert se distingue dans un éditorial dans "Le Point" (n°2300, 6 octobre 2016, page 7). À propos de l'ouvrage de Patrick Buisson, "La Cause du peuple" (édit. Perrin), notre éditorialiste parle de "l'idéologie néomaurrassienne de Patrick Buisson", idéologie "révulsante", bien évidemment.

Et après un coup de brosse à reluire à Bernard-Henri Lévy, 'FOG' (c'est ainsi qu'il est convenu de le nommer dans les salons du "Siècle") précise sa phobie de : "[...] l'Action française, mouvement apocalyptique qui prônait un vitalisme effréné, la guerre contre "l'anti-France" et un nationalisme cryptoraciste, sous la houlette de Charles Maurras, croque-mort mélancolique d'un monde en démolition". Passons sur la suite, où sont traînés dans la boue Barrès, Zemmour, de Villiers, avant d'appeler curieusement à l'aide Renan et Chatreaubriand.

Qu'en déduire ? N'en voulons pas à l'homme, hier héros involontaire du film-documentaire "Les nouveaux chiens de garde", il ne fait que satisfaire son employeur, le bon François Pinault, comme doit faire tout salarié consciencieux. Mais la publication de ce genre de propos, impensable il y a quelques années, nous amène à une conclusion optimiste : Charles Maurras fait peur. Après 70 ans de loi du silence, celle-ci est devenu inefficace : il est aujourd'hui nécessaire de diffamer, d'insulter Maurras, et de mentir sur le 'maurrassisme'. Ils sont ainsi nombreux à chercher à rabaisser la pensée de Charles Maurras tout en voyant des maurrassiens partout.

Mais diffamer et mentir est d'autant plus facile que l'on méconnaît l'homme et son œuvre, et d'autant plus rentable que le lecteur sera de même ignorant.

Éditorial finalement motivant ! Au travail, donc, pour faire connaître et rayonner la pensée de Charles Maurras.

Et après "Le Point", c'est "L'Obs" (n°2709, 6 octobre 2016, pages 30-31. Version numérique sur "NouvelObs.com"), titre de l'entreprise Bergé-Niel-Pigasse, qui, par la plume d'un de ses employés, François Reynaert (dit 'Uncle Obs', le spécialiste des fadaises), voit en Patrick Buisson, qui n'a jamais appartenu a aucune organisation maurrassienne et n'a jamais été maurrassien, un disciple de Maurras ! (les commentaires des lecteurs, dans la version numérique, sont par contre pleins de bon sens...).

Finalement, Nathalie Kosciusko-Morizet (dite 'NKM'), qui prétendait, en juin 2012, que l'objectif de Patrick Buisson "n'était pas de faire gagner Nicolas Sarkozy, mais de faire gagner Charles Maurras", aura été entendue par au moins deux personnes... (ce qui, pour elle, est déjà beaucoup). Il ne reste plus à ces trois là qu'à ouvrir enfin un livre de Charles Maurras pour savoir de qui ils parlent. Qu'ils n'hésitent pas à consulter l'ensemble de nos pages.



À lire : de Mgr le comte de Paris, duc de France, Mon cœur est aux Français, mon âme à la France. Entretien avec François Marcilhac, publié dans "L'Action Française 2000", n°2937, 4 août 2016 (pages 8 & 9). Réédition numérique (partielle), sur le site "Action Française.net".

Information : le site "Maurras.net", éditeur de textes numériques de Charles Maurras, était en 'immersion périscopique' depuis le printemps 2014 (tous les textes édités restaient consultables, mais aucun nouveau texte n'avait été publié depuis cette date). Le 08 juillet 2016, il a refait surface, pour le plus grand bonheur des chercheurs et des curieux de l'œuvre maurrassienne. Rappelons qu'il propose plus de 250 textes de Charles Maurras, et environ 90 textes relatifs à Charles Maurras et l'Action Française.

À lire : une très intéressante étude de Jean-Philippe Chauvin, Un bloc-notes royaliste, pour préparer demain. Prélude à une série de réflexions sur une "Nouvelle monarchie". Publié le 15 août 2016, sur le blog de Jean-Philippe Chauvin et sur Nouvelle Chouannerie. À suivre, donc, avec intérêt.

À lire : de Jean Sévillia, L'intérêt des hommes politiques pour l'histoire dure le temps d'une campagne. Entretien avec Alexis Feertchak, publié le 07 octobre 2016 sur le site "Figarovox". Repris dans "LaFauteàRousseau", le 12 octobre 2016.

Vient de paraître : de Xavier Soleil, le quatrième volume de l'ouvrage de critiques littéraires Mes partis pris. Toujours aux éditions Nivoit. Le site de l'auteur.

Réédition : les Entretiens avec Gustave Thibon, de Philippe Barthelet, ont été réédités par les éditions Desclée de Brouwer (Poche), en mai 2016 (243 pages). Précédentes éditions : Place Royale, 1988 et éditions du Rocher, 2001. Voir la présentation de l'éditeur. Existe aussi en versions numériques (formats Pdf et ePub) sur les sites Numilog et Eden-Livres.

Réédition : trois ouvrages de Jean Sévillia, Le terrorisme intellectuel (2000), Historiquement correct (2003) et Moralement correct (2007) sont rassemblés, revus et actualisés, avec une préface inédite, sous le titre Écrits historiques de combat. Éditions Perrin (synthèse historique), fin septembre 2016 (750 pages). Voir la présentation de l'éditeur. Lire l'entretien de Jean Sévillia avec Vincent Tremolet de Villers sur "Figarovox", le 23 septembre 2016.

Réédition : trois ouvrages de Simone Weil, viennent d'être réédités (ou sont en cours de réédition) : L'Enracinement (1949) (toujours disponible chez Gallimard et Flammarion), chez RN éditions (à paraître). Attente de Dieu (1950) (toujours disponible chez Fayard et au Seuil), chez Albin Michel. Et enfin La personne et le sacré (extraits de "Écrits de Londres", 1943), chez RN éditions. Noter de plus l'édition de Désarroi de notre temps et autres fragments sur la guerre, recueil de textes écrits en 1938 et 1939, aux éditions Peuple libre.

Information : la revue Égards paraît depuis maintenant 13 ans. Revue conservatrice (au sens nord-américain de terme), éditée à Montréal et dirigée par Jean Renaud, cette revue fait très régulièrement référence aux Maîtres de la Contre-révolution, et a présenté de nombreuses études sur Maurras, Molnar, Thibon... Voir, par exemple, de Jean Renaud : "Joseph de Maistre en Amérique. Pour une grande alliance conservatrice" (n°7-2005), "Héroïsme et Réaction. Charles Maurras" (n°29-2010), "Que signifie être de droite ? En marge de l'œuvre de Thomas Molnar" (n°30-2010) ; de Patrick Dionne : "Poésie et Vérité. Gustave Thibon" (n°35-2012), "L'Invendable et les Vendus : Charles Maurras, Boris Cyrulnik et les Éditions de L'Herne" (n°40-2013) ; de Alex La Salle : "Pour le soixantième anniversaire de la mort de Georges Bernanos" (n°19-2008), sans oublier les Dossiers "Léon Bloy" (n°26-2009), "Joseph de Maistre" (n°33-2011)... La simple lecture d'une étude ou d'un compte-rendu d'ouvrage permet de comprendre que les rédacteurs de Égards sont de fins connaisseurs de l'œuvre de Charles Maurras. Cette revue mérite non seulement le soutien actif de tous les maurrassiens français, mais doit être consultée par tous les chercheurs et les curieux de l'œuvre maurrassienne. Le site de la revue, et le sommaire des numéros parus.

Information : le numéro 66 (parution en 2017) de la revue "Nouvelle École" sera consacré à Charles Maurras. Dossier sous la direction de Olivier Dard. Pour acquérir cette revue, voir (après parution) sur le site "Nouvelle Ecole".


Pierre Boutang, plus que jamais d'actualité :

À lire : 20 septembre, Boutang aurait eu 100 ans. Hommage, par Patrick Malvezin, sur le site "Medias-Presse.Info", publié le 20 septembre 2016. Lire aussi : 20 septembre 2016 : Pierre Boutang aurait 100 ans, sur le site "Action Française.net", également publié le 20 septembre 2016.

À paraître : Boutang, cent ans. 1916-2016, numéro de "La Nouvelle Revue Universelle" (n°45, été 2016). Toutes informations sur le site "Action française.net". Commande de ce numéro sur le site de "Politique Magazine".

À paraître : de Henri Du Buit, Le petit Boutang des philosophes : Introduction à la philosophie de Pierre Boutang, aux éditions Les Provinciales (fin octobre 2016). In-12, 100 pages.

Édition : de Rémy Soulié, Pour saluer Pierre Boutang, aux éditions Pierre-Guillaume de Roux (mi-octobre 2016). In-12, 200 pages. Voir la présentation de l'éditeur. Voir l'entretien de Rémy Soulié avec Matthieu Giroux, sur le site "Philitt", le 14 octobre 2016.

Réédition : Ontologie du secret, de Pierre Boutang, sera réédité par les Presses Universitaires de France (Quadrige), le 19 octobre 2016. Précédentes éditions : P.U.F. (Philosophie d'aujourd'hui), 1973 ; P.U.F. (Quadrige), 1988 et P.U.F. (Quadrige), 2009 (avec une préface de Jean-François Mattéi). C'est cette dernière édition qui est aujourd'hui reprise. Voir la présentation de l'éditeur.

Réédition : Reprendre le pouvoir, de Pierre Boutang, est en cours de réédition chez Les Provinciales. Précédente édition : Le Sagittaire, 1977. Voir le long compte-rendu que "LaFauteàRousseau" a donné de cet ouvrage (édition de 1977).

Rappelons que "Les Provinciales" est déjà éditeur de deux ouvrages de Pierre Boutang : La Politique (la politique considérée comme souci), 2014, 160 pages, et La guerre des six jours, 2011, 96 pages. Et, toujours en projet, chez ce même éditeur, L'héritage de la Nation française (recueil d'une centaine des éditoriaux de "La Nation Française", 1955-1967).


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