Maurras actuel - Actualité de Charles Maurras.

Actualité de l'édition maurrassienne, 09.



L'Affaire Maurras.


"Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
travesties par des gueux pour exciter des sots..."
.


Le dossier :

A) Présentation de l'ouvrage (B.McL).

B) Compte-rendu de l'ouvrage dans "L'Action Française 2000".

C) Ouvrages (à charge comme à décharge) à consulter sur ce sujet :




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J-M. Fédida. L'Affaire Maurras. Edt L'Âge d'Homme, 2015Vient de paraître un ouvrage étrange : L'Affaire Maurras (Lausanne, L'Âge d'homme, 2015. In-8°, 323 pages).

Il est signé par Jean-Marc Fédida, avocat, spécialiste des affaires financières. Déjà auteur de plusieurs ouvrages ("L'Horreur sécuritaire : Les Trente Honteuses", Éditions Privé, 2006,  "Impasses de Grenelle : De la perversité écologiste", Éditions Ramsay, 2008, "Le Procès Capone", Fleuve Noir, 2012, plus deux "Que-sais-je ?" sur le contentieux juridique), Jean-Marc Fédida "revisite" le procès de Charles Maurras. On pouvait espérer le meilleur, ou craindre le pire. Les pessimistes ne seront pas déçus !

Présentation de l'éditeur :

"Personnalité aux visages multiples, Charles Maurras comparait devant la Haute Cour de Justice de Lyon, le 24 janvier 1945, pour un des chefs d'accusation les plus graves de la République renaissante : trahison et intelligence avec l'ennemi. Servi par le récit d’une audience tendue par une multitude d’incidents, par des personnages hors normes, sur la toile d’événements historiques exceptionnels, Jean-Marc Fédida, en habitué des Cours de Justice pénales, revisite une audience de quatre journées où le nationalisme maurrassien est apparu sous son jour le plus exact : une criminelle façon d'aimer la France. Cet essai incisif offre un rappel de ces temps où les idées nationalistes connaissaient des condamnations judiciaires".

Passons sur la forme, lamentable, de cet ouvrage imprimé en Bulgarie, très certainement composé dans ce même pays par des personnels ne maîtrisant pas la langue française. Mais le fond ne vaut pas mieux !

Qui est l'auteur, tout d'abord. Une petite recherche sur l'homme est fort instructive. Avocat pénaliste, certes, mais surtout avocat médiatique au "visage de jeune premier" (dixit "Libération"), parfait calculateur des retombées de ses déclarations. Ses citations sont de magnifiques illustrations de son ignorance de Maurras, dont il semble avoir entendu parler, dont il a peut-être lu quelques lignes soigneusement extraites de leur contexte, mais qu'il n'a pas étudié. Un seul exemple : "[...] un Dieudonné et un Maurras disent la même chose. Qu’on ne peut pas être juif et Français". J'ignore ce qu'en l'espèce pense le premier nommé, mais cette affirmation semble plutôt extraite d'un récent discours de Netanyahou que de l'½uvre de Maurras.

Sa connaissance des autres auteurs nationalistes est du même niveau. L'auteur déclare fièrement au micro de 'Europe 1' : "Barrès, lui,  [...] ne fera l’objet d’aucune poursuite à la Libération". C'est heureux, Maurice Barrès étant mort en 1923... (notons que le journaliste l'interrogeant, Frédéric Taddéi, ne releva pas la perle...).

Mais Maître Fédida a atteint son objectif : le 'Journal de Saône et Loire' qui publie l'entretien d'où provient la citation ci-dessus ne titre-t-il pas "Le dernier livre d’un des plus grands avocats français sur le procès de Charles Maurras éclaire l’actualité". Fermez le ban ! À sa prochaine intervention sur 'BFM TV', "l'un des plus grands avocats français" pourra rajouter un coussin sur son fauteuil...

Et tout le problème est là. Car ceci ne va pas inciter "nos" journalistes à ouvrir un ouvrage de Maurras, ne rêvons pas, mais dans notre société où la communication prime sur la réflexion, où la liberté d'expression agonise, où la liberté de penser est menacée, cette affirmation va être reprise par tous les journalistes de France et de Navarre qui, pour la plupart, n'ont jamais entendu parler ni de Maurras ni de Fédida. Le premier risque d'être lynché, le deuxième loué, en parfaite méconnaissance de cause. Ce dernier pourra désormais être invité, au titre de spécialiste, pour toute émission télévisée traitant "du nationalisme" (il est vrai qu'il ne sera pas plus nul que d'autres pseudo-spécialistes déjà en place). Il ne faut vraiment pas grand-chose pour impressionner les représentants de la sous-culture journalistique ! (comme disait le grand Jean-Edern Hallier) [1].

Pour en venir au fond, nous avons là l'exemple parfait d'un livre bâclé, écrit par un homme ne maîtrisant pas le sujet. Un superbe cas d'école !

L'auteur alterne la gravité et l'ironie, nous donne des avis sans nuance, jamais fondés, parfois grotesques ("Pujo, admirateur-amoureux transi du Maître"), des contre-vérités absolues ("la défense de Charles Maurras eut tout le loisir de s'exprimer, mais également de produire toutes les pièces de procédures estimées utiles"), des affirmations diffamatoires ("L'Action française était bien, n'en déplaise à Maurras, l'organe officiel de la Milice") [2], des oublis (de tout ce qui pourrait aller à l'encontre de la thèse de l'auteur) [3], et parfois, rarement, c'est vrai, un peu d'admiration pour le vieux battant Maurras (voir "Maurras contre Claudel")... Mais, dès la présentation, l'auteur nous a précisé la problématique de son ouvrage : "Le procès Maurras pose des questions contemporaines, il est le procès du nationalisme français...". La suite est donc sans surprise.

Mais puisque à partir de "l'affaire Maurras", Jean-Marc Fédida voudrait faire le procès "du nationalisme français", il aurait été intéressant de ne pas citer seulement Joseph Darnand, mais aussi Emmanuel et Henri d'Astier de la Vigerie, Pierre de Bénouville, Jean-Baptiste Biaggi, Michel de Camaret, Daniel Cordier, Paul Dungler, Honoré d’Estienne d’Orves, Pierre-Marie Gallois, Raoul Girardet, Alain Griotteray, Jean Maurichaud-Beaupré, Pierre Mesmer, Edmond Michelet, Jacques Perret, le Colonel Rémy, Jacques Renouvin, Alexandre Sanguinetti, Jean-Louis Vigier... et des très nombreux autres homme d'Action Française ayant eu de hautes responsabilités dans la France Libre ou la Résistance.

Quelques témoignages :

- Daniel Cordier : "J'étais imprégné des idées maurrassiennes. Je militais à l'Action Française" (dans "Armées d'aujourd'hui", n°351, juin 2010).

- Jean-Baptiste Biaggi : "Nous avons eu l'instinct de la Résistance, car Maurras nous avait parfaitement formés. [...] Que Maurras ait eu une autre méthode que nous pour remédier à la crise, c'est conjoncturel. Je le dis très franchement et même fièrement : j'ai toujours été maurrassien ; je le suis toujours resté ; et à mon âge, je crois bien devoir vous dire que je le resterai toujours. La Résistance était un réflexe patriotique. L'école politique qui enseignait le patriotisme au plus haut degré, c'était l'Action française" (dans "L'Action Française 2000").

- Colonel Rémy : "Le réflexe qui m'a fait partir pour l'Angleterre le 18 juin 1940 trouvait son origine dans l'enseignement que, depuis vingt ans, je recevais quotidiennement sous sa signature. Nourri de l'Action française, il ne m'étais pas possible de reconnaître comme définitive la défaite de la France" (dans "Charles Maurras. 1868-1952", Plon 1953, page 141").

- Alain Griotteray : "Il est évident que Maurras en est la cause [de son engagement dans la Résistance. Ndlr]. Il a inspiré la Résistance, même si sur le moment, il optait pour un autre choix. [...] Il faut souligner que les premiers Résistants étaient d'Action Française. Benouville disait "Où ai-je appris l'amour de mon pays, l'amour charnel de la France ? À l'école de l'Action Française". Quant à l'accuser d'intelligence avec l'ennemi, là encore l'accusation est stupide".

Et on pourrait multiplier ces citations. Mais l'auteur préfère ignorer ces gens, tous d'épouvantables "nationalistes français", donc, sans doute, et à ce seul titre, susceptibles de condamnation ?

Mais si on veut à tout prix engager la responsabilité de l'Action Française, et donc de Charles Maurras, dans la collaboration en raison de l'engagement d'un Joseph Darnand (exclu de l'A.F. en 1934) [4], il faudrait pousser la logique jusqu'au bout en engageant la responsabilité du Parti Communiste dans cette même collaboration en raison de l'engagement de Jacques Doriot (membre du Comité central du P.C.F., exclu de ce parti lui-aussi en 1934) [5], celle de la S.F.I.O. (Parti socialiste) en raison de l'engagement de Marcel Déat (démissionnaire en 1933) [6], celle du Parti Radical en raison de l'engagement de Pierre Laval... Il est trop facile de montrer les uns du doigt, et d'oublier les autres.

Mais ne faisons pas non plus de Maurras le maître à penser de la Résistance, même s'il a été à l'origine de "l'instinct de la Résistance". Outre son pacifisme, dû autant à l'âge qu'à sa solitude et à son infirmité, outre son admiration pour le vainqueur de Verdun, Maurras craignait par-dessus tout de voir les forces de libération ramener dans leurs bagages toute la crasse politicienne responsable de la défaite (d'où l'équilibrisme de "La France seule"). Là, hélas, on ne pourra pas lui reprocher de s'être trompé !

Relever ici toutes les contre-vérités de cet ouvrage reviendrait à recopier ses 230 pages. Et ce serait de plus inutile. Le procès ? L'auteur l'a survolé, mais tout ceci n'est qu'un prétexte pour tenter de salir la mémoire de Charles Maurras, à des fins politiciennes et électoralistes bien actuelles. Car, bien que l'auteur revendique haut et fort sa qualité d'avocat pénaliste, ce livre ne peut en aucun cas être qualifié de juridique (encore moins d'historique !), mais, au mieux, d'essai polémique [7].

Maurras déclara à ce tribunal d'exception : "Ne vous amusez pas à fabriquer un mannequin que vous appelez Charles Maurras. J’ai, moi, ma vie, mes livres, ma doctrine, mes idées mes disciples, j’ai l’avenir devant moi qui vous flétriront".

Jean-Marc Fédida a tenté de fabriquer ce mannequin. Et pour ce faire, notre avocat joue ici simplement un rôle qu'il connaît bien, en habitué des grands effets de manches et des plaidoiries théâtrales, où la Justice s'efface derrière la gesticulation, afin de convaincre un jury plus sensible à l'émotion qu'au respect des règles de Droit. Mais dans la 'vraie vie', après le réquisitoire du parquet et les plaidoiries de la partie civile, la parole revient à la défense. Dans la pièce écrite par Jean-Marc Fédida, le rideau tombe après cette phrase répugnante "Alors pour toute justice, la République lui a craché au visage".

Maurras avait souvent fait très peur à la République, elle saisit là l'occasion pour se venger. Un tribunal d'exception a été convoqué avec une seule et unique mission : condamner Maurras à mort [8]. Tout était pourtant jugé d'avance, la peine de mort a bien été réclamée par le Ministère public, mais ce tribunal n'a pas rempli sa mission, malgré des Magistrats prêts à tout pour se racheter de cinq années de pétainisme alimentaire, malgré des jurés taillés sur mesure, malgré une pression médiatique savamment orchestrée, malgré une date du procès choisie afin que les hommes d'A.F. engagés dans les forces combattantes ne puissent venir témoigner pour le vieux Maître (deux, seulement, le purent) [9].

En période révolutionnaire, une non-condamnation à mort sonne comme un acquittement [10]. Non-condamnation qui permit à Maurras de nous laisser quelques nouveaux chefs-d'½uvres : "Antigone, Vierge-mère de l'ordre" (1948), "Pour un réveil français" (1948), "L'Ordre et le désordre" (1948), "Réflexions sur la révolution de 1789" (1948), "Pour un jeune français" (1949), "La politique de Jeanne d'Arc" (1952), "Le Bienheureux Pie X" (1953), "Soliloque du prisonnier" (1950, édité en 1963), "Trois devoirs" (1948, édité en 2001) et "Le guignon français ou le rouge et le blanc" (1952). Autant d'ouvrages qui sont des armes toujours braqués contre la République.

C'est vrai, la République a bien essayé de cracher au visage de Maurras, mais elle s'est crachée sur les pieds.

Laissons le dernier mot à ce héros de la France Libre que fut le Colonel Rémy :

"La façon dont a été jugé M. Maurras est plus sordide dans l'abjection. Plus que la colère, elle engendre le mépris".


Les éditions de l'Âge d'homme nous avaient habitués à mieux, à beaucoup mieux que ce livre raté qui ne laissera aucune trace.


Brian McLeóghann.

Le 12 mars 2015. - Revu et corrigé le 21 juin 2015.

Bibliographie mise à jour le XX avril 2017.


Notes :

[1] Qui exagérait toujours ! Seulement 90% des journalistes sont touchés, plus ou moins gravement. retour au texte ]

[2] Ceci en raison de la réquisition des locaux de l'Action Française par cet organisme ! S'il est vrai que Maurras n'eut aucune hostilité à la création de la Milice en janvier 1943 (alors inoffensive, puisque la Franc-garde de la Milice ne sera armée qu'à partir de fin 1943 / début 1944), il changeât d'avis devant l'attitude des "forcenés de la Milice" et autres "pro-boches". Maurras interdit, à partir de septembre 1943, la double-appartenance : l'adhésion à la Milice entraînait de facto l'exclusion de l'Action Française. Jean-Marc Fédida fait preuve, ici aussi, d'une ignorance totale de son sujet. Il cite des mots qui se veulent percutants, qui touchent à l'émotionnel, mais est incapable de fonder ses accusations. retour au texte ]

[3] Citons, par exemple, cette phrase de Otto Abetz, ambassadeur d'Allemagne à Paris pendant l'occupation (donc l'un des mieux placés pour apprécier les rapports du renseignement allemand) : "l’Action française fut l’élément moteur qui, dans les coulisses d’une politique anticollaborationniste, avait pour objet de rendre la France “mûre” le plus rapidement possible pour une résistance militaire contre l’Allemagne". retour au texte ]

[4] Soit neuf ans avant la création de la Milice. retour au texte ]

[5] Rival de Maurice Thorez, il fut exclu du P.C.F. en raisons de ses choix tactiques. Il avait créé un Comité de défense antifasciste, avec des membres de la S.F.I.O., de la C.G.T. et du Parti Radical, alors jugés "collaborateurs de classes". retour au texte ]

[6] Pour rejoindre l’Union Socialiste Républicaine et le Comité de vigilance des intellectuels antifascistes. retour au texte ]

[7] Il est intéressant de reprendre les éléments de l'accusation, puis d'en comparer les commentaires de Jean-Marc Fédida avec ceux faits par un autre avocat, Maître Georges-Paul Wagner, dans son ouvrage "Maurras en justice". retour au texte ]

[8] Ce que reconnaît aujourd'hui cette "Justice", qui, sur le très officiel site internet de la Cour d'Appel de Lyon, parle d'une "Justice d'exception volontiers expéditive [...]" et cite en exemple le cas du préfet de Vichy, Alexandre Angéli, condamné à mort par la Cour d'assises du Rhône, puis finalement condamné à quatre ans d'emprisonnement par le Cour d'appel de Paris ! retour au texte ]

[9] Pierre Darcel, qui vint, en uniforme de capitaine FFI, apporter son soutien à Maurras, de même que le capitaine Gaudry. L'auteur expédie ces audiences, gênantes, en 17 lignes. Quant aux témoignages favorables de ces résistants, qui furent les compagnons de captivité de Maurice Pujo au Fort de Montluc, pas un mot (Pujo ayant été arrêté par la Gestapo, sans en connaître le motif, et restera 19 jours dans cette prison, avant d'être libéré sans en connaître la raison ! Pujo attribua cette arrestation à la haine que vouaient les collaborateurs parisiens à l'Action Française, en particulier à l'action de Marcel Déat). retour au texte ]

[10] Cette période peut sans hésitation être qualifiée de révolutionnaire. Un appareil d'État confisqué par quelques partis politiques, une pseudo-justice aux ordres des plus extrémistes, des milices partisanes qui arrêtent et exécutent leurs opposants, présumés-collaborateurs, anciens résistants (de l'O.R.A. ou de l'A.S., politiquement mal-pensants), ou simples rivaux (pour des motifs partisans, économiques ou personnels). L'épuration, légale ou sauvage, les massacres et règlements de comptes... , soit, selon les études les plus optimistes, 15 000 exécutions sommaires, 300 000 arrestations, 7 000 peines de mort prononcées, 13 000 peines de travaux forcés, 23 000 peines de prison... Combien de "vrais" collaborateurs sur les 7 000 condamnés à mort ? Et combien de vrais collaborateurs qui se sont retrouvés (Oh miracle !) du "bon côté" au lendemain de la libération ? Sans doute ce que Jean-Marc Fédida appelle "la République renaissante" (peut-être renaissante, mais déjà faisandée). retour au texte ]




COMPTE-RENDU DE CET OUVRAGE, DANS "L'ACTION FRANÇAISE 2000" 

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Maurras en procès

Perplexe...

Jean-Marc Fédida vient d’écrire un livre surprenant, consacré au procès Maurras. Le moins qu’on puisse dire est qu’il laissera le lecteur perplexe. Perplexe quant au travail de l’éditeur : le livre est truffé de fautes d’orthographe, de ponctuation et de français.

Perplexe quant au propos : Maurras est un fou très méchant, tout à la fois demeuré et génial, handicapé égaré et homme en pleine possession de ses moyens, étranger à son propre siècle et aveuglé par une rage pathologique contre les ennemis d’une France idéale ; et donc son procès et sa condamnation sont le juste procès et la juste condamnation du nationalisme, forcément criminel. Ah.

Perplexe enfin quant à la narration : l’auteur mélange ses considérations personnelles sur la France et la nation (avec toute l’autorité d’un avocat parisien spécialiste des affaires financières), ne cite pas ses sources, met systématiquement en doute les déclarations de Maurras, qu’il insulte régulièrement (donnant ainsi une touche objective à son récit), et badigeonne d’un peu de psychanalyse une manière de reconstitution historique fantaisiste énervée.

Comment dire ? C’est mauvais. Ce qui est décevant.

Promesse non tenue

L’auteur promettait de faire le procès du nationalisme en même temps que celui de Maurras, perspective intéressante mais en fait absente. Il faut dire que même le procureur de l’époque ne s’y était pas risqué, et qu’à vouloir raconter le procès tout en prétendant l’éclairer par l’“analyse” de la personnalité de Maurras, Fédida ne s’est pas facilité la tâche. Son argumentation est assez simple : chaque fois que Maurras proteste de son amour de la France, il considère que c’est un délire clinique. Quant aux faits, il affirme, tranche et juge sans rien prouver (juste une perle : « Bref, L’Action Française, n’en déplaise à Maurras, était bien l’organe officiel de la milice !  » : on renonce à relever toutes les erreurs) et n’est pas capable de tenir sa promesse : le nationalisme n’est jamais analysé, seulement évoqué et moqué. L’auteur n’est pas à la hauteur de son sujet.

L’Affaire Maurras, Jean-Marc Fédida, L’Âge d’Homme, 2015, 19¤.

L’Action Française 2000.

N°2904, 05 mars 2015 (page 14). Réédition numérique sur le site "Action Française.net".




OUVRAGES (À CHARGE OU À DÉCHARGE) À CONSULTER SUR CE SUJET :
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Rappel :

- Les titres disponibles sont en caractères noirs, suivis des 'boutons' Édit. 'papier' (fond jaune) ou Édit. numérique (fond bleu).

- Les textes d'un ouvrage collectif disponible sont en caractères noirs, et comportent un 'lien' renvoyant vers cet ouvrage.

- Les titres et textes non-disponibles (épuisés, à consulter en bibliothèque ou à acquérir d'occasion) sont en caractères gris.

- Les travaux universitaires (mémoires, thèses) sont en caractères verts.




Sur le procès :
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(Auteurs) ANONYMES.
Georges CALZANT & Roger JOSEPH.
Henriette CHANDET.
Maurice GARÇON.
Louis GONNET.
Géo LONDON.


Quelques ouvrages de Charles Maurras et Maurice Pujo écrits pour (ou à la suite de) ce procès :
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Charles MAURRAS.
C.R.Compte-rendu par Pierre Pujo. "L'Action française 2000", 15 décembre 2005. Repris dans Pierre Pujo (dir.), "Le Trésor de l'Action française", 2006 (pages 108-111). Réédition numérique. S.l. [France], Action française.net. Texte mis en ligne s.d. Action Française


Charles MAURRAS & Maurice PUJO.
Maurice PUJO.


Quelques ouvrages et textes à consulter :
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Outre tous les ouvrages généraux sur Maurras et l'Action Française (Benjamin, Boutang, Chiron, Dard, Dresse, Giocanti, Goyet, Huguenin, Kunter, Madiran, Massis, Mourre, Prévotat, Vatré, Weber...), voir plus particulièrement les ouvrages suivants :


(Revue) AVENTURE DE L'HISTOIRE.
Nicole BALIQUE.
Jérôme BESNARD.
Jean-Baptiste BOULANGER.
Daniel CORDIER.
Pierre DARCEL.
Pierre-Marie DIOUDONNAT.
François-Georges DREYFUS.
Simon EPSTEIN.
Jean ESCHBACH.
François-Marin FLEUTOT.
Raoul GIRARDET.
Alain GRIOTTERAY.
Michel GRUNEWALD.
Roger JOSEPH.
Jean-Marc JOUBERT.
Rodolphe LACHAT.
Jacques LAURENT.
Georges LOUSTANAU-LACAU.
Hélène MAURRAS.
Philippe MÈGE.
Étienne de MONTETY.
Gérard NOIRIEL.
Frédéric OGÉ.
C.R. Compte-rendu par Olivier Wieviorka. "Vingtième Siècle". Revue d'histoire, 1985, volume 8, n° 1 (pages 143-144). Réédition numérique, "Persée.fr". Texte mis en ligne s.d. Persée


Pierre ORDIONI.
Jacques PERRET.
Pierre PUJO.
Colonel RÉMY [Gilbert Renault, dit "Rémy"].
Jean SÉVILLIA.
Alain-Gérard SLAMA.
Jean-Claude VALLA.
France VANDERPOL.
Raphaël VANTARD.
C.R. Voir l’appréciation déjà donnée sur ce livre dans "Réédition de l'½uvre critique sur Charles Maurras et l'A.F. (Q-Z)".


Bénédicte VERGEZ-CHAIGNON.
Georges-Paul WAGNER.
C.R. Compte-rendu par Xavier Soleil. "Reconquête", novembre 2002. Réédition numérique. Paris [France], "Xavier Soleil". Texte mis en ligne s.d. [janvier 2005]. Xavier Soleil. Repris dans Xavier Soleil, Mes Partis Pris, 2007 (pages 143-147).


Édité le 12 mars 2015.

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