Charles Maurras    Martigues
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L'Affaire Maurras

Un étrange ouvrage vient de paraître. L'auteur en est Jean-Marc Fédida, avocat, qui entend "revisiter" le procès de Charles Maurras, procès qui s'est déroulé du 24 au 27 janvier 1945 à Lyon.

On pensait portant que tout avait été dit sur le sujet.

Après un guet-apens pitoyable, Charles Maurras avait été arrêté et Maurice Pujo, solidaire, s'était alors constitué prisonnier. Le pouvoir révolutionnaire mis en place au lendemain de la libération de Lyon donna pour mission à un "tribunal" de condamner à mort Charles Maurras après un simulacre de procès. Las, pour eux, le vieux Maître martégal, bien que sourd, ne l'entendit pas de cette oreille et transforma le prétoire en tribune pour justifier sa politique.

Éternel provocateur, lui qui n'avait jamais porté sa "Francisque" se présenta devant ses juges avec cet insigne à la boutonnière. La première phrase qu'il prononça fut à l'intention du Ministère public : "Soyez tranquille, Monsieur l'Avocat de la République, je ne vous raterai pas". Et ensuite, à l'intention du Président : "Ce n'est pas un procès, c'est une vaste fumisterie". Le ton était donné.

Le tribunal : un Avocat général du type "la voix de son maître", un Président balourd, des jurés "tirés au sort, conformément aux règles de la justice d’exception de l’époque, sur une liste ne comportant  que des résistants homologués par des mouvements officiels". Ces mouvements officiels, on connaît. Autant dire soigneusement choisis parmi ceux qui n'ont commencé à résister qu'après la rupture du pacte germano-soviétique... Deux accusés, Maurras et Pujo, deux conseils, Maître Goncet, avocat de Maurras, et Maître Breuillac, avocat de Pujo.

En fait, ce procès n'est pour l'auteur, Maître Jean-Marc Fédida, qu'un prétexte pour tenter de salir Maurras, et par la même occasion, faire le procès du "nationalisme français". Le seul problème est que l'auteur, manifestement, ne connaît ni l'homme, ni son œuvre. De plus, ses compétences historiques sont plus que basiques (il le montrera en se rendant ridicule au micro d'un radio nationale). Simplement, il voit avec angoisse arriver "la revanche du nationalisme" [1], et espère, avec cet ouvrage, donner quelques arguments aux loosers de l'arrière-garde anti-française.

Mais il risque de ne pas donner grand-chose, ce livre n'ayant eu qu'un très faible écho : deux pages d'extraits publiés avec délice sur le sarkosiste site Atlantico, un compte-rendu laudateur sur Causeur.fr (où l'on trouve de moins en moins le meilleur, et de plus en plus le pire), compte-rendu repris sur le site de la Ligue de Défense Juive, un autre sur Roads-mag, un compte-rendu grotesque sur le Blog des arts (où un courageux anonyme arrive à faire un lien entre Maurras et la récente profanation de 300 tombes d'un cimetière juif par une bande de demeurés menés par un militant "antifa". On nous l'avait encore jamais faite, celle-là !), un dernier compte-rendu sur Philitt. En tout et pour tout, donc, une publication d'extraits, et quatre compte-rendus qui se recopient partiellement et dans lesquels on trouve tous les poncifs anti-maurrassiens d'usage, quelques articles de complaisance dans la presse quotidienne régionale et un entretien radiophonique. Pour un très médiatique avocat parisien, pas terrible.

Quand on veut "revisiter" un procès, il faut une accusation et une défense, il faut produire des pièces. C'est ce que nous allons faire dans ce dossier. Ouvrons donc ce livre, et surtout présentons les titres à lire pour en savoir plus sur ce sujet. Ce sera l'objet de cette nouvelle "Actualité de l'édition maurrassienne".


Brian McLeóghann.

Le 12 mars 2015.

[1] Titre du dernier ouvrage de P.-A. Taguieff, voir ci-dessous.  retour au texte ]


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