Charles Maurras    Martigues
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Bibliographie de Charles Maurras (avec "liens" vers sept bases de données).

Après Valois, et avant Bernanos, nous avons revu la bibliographique de Charles Maurras, "Charles Maurras. Son œuvre rééditée" (les quatre pages), en l'actualisant quelque peu, mais surtout en insérant des liens vers sept bases de données bibliographiques, et vers de nombreuses cyberbibliothèques, universitaires ou non, comme nous l'avons fait récemment pour la bibliographie de Georges Valois, et comme nous le ferons prochainement pour toutes les autres.

Charles Maurras étant encore sous droits dans l'U.E., il n'y a donc pas grand-chose à espérer des cyberbibliothèques européennes, par contre les cyberbibliothèques nord-américaines, comme HathiTrust's Digital librairy ou Internet Archive ont un catalogue intéressant, mais limités aux ouvrages édités avant le 1° janvier 1923, loi américaine sur le copyright oblige. De nouveaux reprints ("imprimés à la demande") sont proposés, mais ce ne sont que des rééditions de titres déjà disponibles... en reprints. Nouveauté : un éditeur propose aujourd'hui des reprints reliés toile. Plus beaux, plus solides, mais ceci ne change, hélas, rien à la qualité d'impression "brut de numérisation".

Comme écrit ci-dessus, nous avons inséré des 'liens' vers sept bases de données bibliographiques, avec toujours comme liens par défaut, ceux du SUDOC (Service Universitaire de Documentation) et de WorldCat (Catalogue mondial), puis, éventuellement, ceux de la BNF (Bibliothèque Nationale de France), de la BAnQ (Bibliothèque et Archives nationales du Québec - Catalogue IRIS), du CCFr (Catalogue Collectif Français - BNF), Open-Library (Base de données bibliographiques adossée à Internet-Archive) et OCLC (Library of Congress - Online Catalog).

Ce qui surcharge un peu ces bibliographies, mais qui semble être apprécié de nos lecteurs. À l'exception de quelques-uns, qui nous ont fait le reproche d’avoir inséré des liens vers le "Catalogue Collectif Français" ouvrant simplement la page d’accueil de ce catalogue. Alors que, en l’absence de lien pérenne pour les listes de notices, il était toujours possible d’exporter ces listes au format Pdf, et de les proposer aux lecteurs et chercheurs, en les hébergeant sur notre propre serveur. C’est exactement ce que nous avons fait pour les listes de notices de la BNF. Mais la différence est que la BNF bénéficie du dépôt légal (on sait donc, à peu près, quand un livre arrive à la BNF, et on peut anticiper), et surtout qu’elle conserve tous les livres et documents dont elle a la garde. La réactualisation des listes de notices est donc prévisible et aisée. Alors que les bibliothèques municipales et publiques membres du réseau du CCFr acquièrent des ouvrages quand bon leur semble (ou plutôt quand leur budget leur permet), et effectuent régulièrement des "purges" d’ouvrages, selon des critères mystérieux, mais souvent avec arrière-pensée politicienne. Si nous avions fait ce que ces quelques lecteurs nous proposent, il nous faudrait vérifier au moins tous les mois, voire plus souvent, la non obsolescence de ces listes. Ce qui nous est matériellement impossible. On en restera donc, pour l'instant, à la page d'accueil de ce catalogue.

La présentation de cette section "Charles Maurras. Son œuvre rééditée", première partie "Ouvrages", en tête de la première page (ouvrages édités de 1882 à 1910), a donc été modifiée en conséquence, afin de présenter ces bases de données bibliographique, leur intérêt, les réserves à faire sur certaines.

En cette année 2018, Année Charles Maurras, n'en doutons pas, cette nouvelle version de notre bibliographie du Maître martégal devrait donner entière satisfaction à tous les utilisateurs.

Les quatre pages de la "Bibliographie critique sur Charles Maurras, l'Action Française et la Contre-révolution" ont été actualisées. De même que l' "Actualités de l'édition de... Jacques Bainville" (mise à jour mineure : une réédition).

Bonne lecture.

Brian McLeóghann.

Le 25 février 2018.



La citation du mois : "Devant Maurras, l’esprit s’élargit, le cœur se gonfle ; un homme apparaît, tellement noble dans ses actes, tellement fervent dans sa pensée qu’il impose à toutes les attentions son pathétique visage de sagesse et de concorde". Émile Sicard.



Commémoration du 150ième anniversaire de la naissance de Charles Maurras.

Le "Livre des commémorations nationales 2018" faisait référence au 150ième anniversaire de la naissance de Charles Maurras, à côté d’une centaine d’autres anniversaires répertoriés pour cette année. Ce qui semble avoir fort déplu aux talibans de l’anti-maurrassisme primaire.

C'est, sans surprise, "Bibliobs" qui a déclenché les hostilités, par un article de Grégoire Leménager, le 25 janvier. Charles Maurras y est qualifié de "imam caché de la vieille droite française" [ ...] "dont certaines idées infusent toujours dans les discours de gens comme Éric Zemmour, Marion Maréchal-Le Pen, Patrick Buisson ou Laurent Wauquiez". Affirmation précieuse, et, en ce qui concerne le dernier nommé, on reste franchement dubitatif...

Tous les organes de la presse "bien-pensante" et subventionnée ont embrayé ensuite. Ces journalistes, qui n'ont jamais ouvert un livre de Maurras, qui, pour la plupart, en ignoraient même l'existence jusqu'à ces derniers jours, se copient, se recopient, parlent de "l'écrivain antisémite" qu'ils ne connaissent pas, tous illustrent leurs articles avec la même photo de Charles Maurras lors de son procès... Un fonctionnaire zélé, Frédéric Potier, patron de la "Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT" (la "Dilcrah". La haine anti-française et la christianophobie ne sont donc pas de sa compétence. Dommage !), manifestement choisi sur titres pour occuper cette fonction, s’est cru obligé de déclarer : "Commémorer c'est rendre hommage. Maurras, auteur antisémite d'extrême droite, n'a pas sa place dans les commémorations nationales 2018". Les pleureuses officielles du régime, la LICRA, SOS racisme et autres ne sont évidemment pas restées inactives (il faut bien justifier ses grasses subventions). Manuel Valls en a profité pour faire parler de lui (des fois qu'on l'oublie, le pauvre homme). De même le politicien lambertiste et libre-penseur Alexis Corbière, auteur de "Robespierre, reviens !", qui s’est fendu d'un "tweet" hostile, pour nous faire croire qu'il connaissait Maurras.

Enfin, Madame le Ministre de la Culture, Françoise Nyssen, qui avait affirmé "son rejet total des thèses et de l'engagement de Maurras" (on n'est jamais trop prudent·e) tout en acceptant cette mention et ayant préfacé ce "Livre des commémorations", s’est ensuite courageusement couchée entendant le cri des hyènes (le 28 janvier), demandant la mise au pilon du livre des commémorations et sa réimpression "après retrait de la référence à Maurras", afin, a-t-elle-écrit, de "lever l’ambiguïté" sur "des malentendus qui sont de nature à diviser la société française".

On attend donc avec impatience les mêmes réactions officielles et journalistiques lorsque seront célébrés les antisémites Georges Clemenceau, Émile Zola et Jean Jaurès, ce dernier, pour nous limiter à lui, affirmant que "l'opportunisme [...] n’est que la forme politique de l’esprit juif" (sic), attaquant "la juiverie politique et financière qui nous ronge" (re-sic) ainsi que les racistes Jules Ferry et Léon Blum cherchant à justifier le colonialisme par "les devoirs des races supérieures envers les races inférieures" (re-re-sic)... Mais que fait la "Dilcrah" ?

Deux conclusions à ceci :

  • plus que jamais, notre récente page "Perles et poncifs anti-maurrassiens" est d’actualité. On vient d’en avoir là une illustration caricaturale. À croire que tous ces journalistes, hauts-fonctionnaires, politiciens et ministre nous ont lu et ont appris par cœur les perles et poncifs relevés dans cette "Actualité" pour pouvoir bêler de concert.
  • que Maurras ne soit pas honoré par la république ne nous scandalise pas outre-mesure, le contraire nous aurait même contrarié. Que Préfet et Ministre restent donc calfeutrés dans leurs bureaux le 20 avril 2018... Mais Charles Maurras sera honoré, n'en doutons pas, par les siens et ses proches, en France, en Navarre et dans les pays frères. Et ce sera très bien.

Parmi les nombreuses réactions favorables à Charles Maurras, on lira avec plaisir l'article de Catoneo, dans "Royal Artillerie" du 29 janvier, article qui reprend in fine le discours de réception du duc de Lévis-Mirepoix succédant au fauteuil de Charles Maurras à l'Académie Française, discours prononcé le 18 mars 1954. On complétera ceci par la lecture de Benoît Rayski, dans "Atlantico", le 29 janvier 2018 : "Bien sûr qu'il faut honorer Maurras. Qui n'a jamais lu ses livres ne saura jamais quelle beauté peut receler la langue française". Puis, Philippe Bilger, "Vive notre Ministre de la censure !". Et enfin, Hilaire de Crémiers, "Maurras : censure républicaine".

Après le concours de médiocrité, d'hypocrisie et de crétinisme intégral vu ci-dessus, on respire enfin !

La plupart des articles concernant cette "Affaire Maurras" ont été recensés par le quotidien "LaFauteàRousseau", dans la page "Actualité France". À feuilleter...

Au fait, combien de démissions parmi les Académiciens et historiens membres du Haut Comité pour les commémorations nationales, méprisés et humiliés par leur Ministre de tutelle ?



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